Je visite le site et j’apprends brutalement le décés de Bill Perry ! On tombe toujours de trés haut lorsqu’un "jeune" artiste de blues s’en va. On s’interroge sur les raisons, les conditions. Ca semble si peu probable, bien sûr si inattendu. On se sent volé, eu, arnaqué par quelque escrot malin qui nous dépossède d’un bien qu’on croit là, immuable. Je me souviens d’un jam avec Bill à la Maroquinerie en 2002. C’était un concert pour lancer le programme de Blues sur Seine. Nous jouions et il était entré dans la loge avec un dobro et une bière, l’air un peu perdu, égaré, comme si une loge était un lieu de refuge, un point de référence où l’on sait être toujours accueilli correctement quand on est de la famille des musiciens. Je lui avais proposé un boeuf et il avait dit ok mais en accoustic avec son dobro. Il est venu chanter Sweet Home Chicago avec sa voix de wisky et moi à l’harmo en accoustic. Puis il est reparti dans la loge et le concert a continué. C’est la seule fois que je l’ai croisé. Comme chaque fois que l’un de nous nous quitte, il ne nous reste qu’à jouer mieux et plus fort pour combler le vide de cette absence. Condoléances, Nico Wayne Toussaint