Rod & The shotgun blues

Rod a 3 ans quand il assiste à son premier concert rock (Deep Purple). A 12 ans il écoute du punk et du hardcore et un copain lui prête une guitare électrique japonaise. Il s’enferme dans le garage, met l’ampli à fond les manettes et gâche les premières années de la retraite de sa grand mère. A 14 ans, il crée son premier groupe "Final blast" (tendance hardcore) et crie son indignation face à la sociéte bourgeoise de consommation. Peu après, il découvre Hendrix et fiévreusement, remonte de Jimi aux Yardbirds et des Yardbirds à Lightin¹ Hopkins, puis suit la piste jusqu¹à Stevie Ray. La boucle est bouclée : son truc c¹est le blues !

A 20 ans Rod suit pendant un an les cours du CMCN (une école de musique de Nancy) et décide de devenir professionnel. Il apprend l’harmonie, le jazz, la lecture et la composition. Mais après les cours c¹est blues à donf avec les potes, il passe des nuits entières à taper le boeuf avec concours de solos sans limitation de durée et fonde la première mouture de Rod & The Shotgun Blues. Premiers concerts pour le fun, suivis de bien d¹autres.

En 91 Rod a 21 ans, les trois shotguns du moment s’envolent vers San Francisco (ou Rod a un pote qui peut les loger) et découvrent Tommy Castro, Johnny Nitro, Harvey Mandel (Canned heat), Ron Thompson et Jim Guyett (bassiste de John Lee Hooker). Ils jamment avec tous ces nouveaux amis et font circuler dans la ville une demo du groupe qui arrive chez John Lee Hooker lui-même qui les appelle pour leur proposer de faire sa première partie (qu’ils foirent complètement à cause de la pression). Mais Rod, invité dans la maison du maître, a pu, ébloui, discuter deux heures avec Mr Boom boom et ne s¹en remet pas. Les Shotgun Blues restent trois mois à San Francisco et trouvent quelques engagements locaux au "Paradise lounge", au Pit (sept spectateurs, mais un bon souvenir), et dans des clubs de Red Wood City (banlieue de San Francisco). Ils vont également jammer avec les gloires locales au "Saloon", au "Blues" et au "Grant & Green".

En 93, Rod réalise un premier album autoproduit "Let’s boogie", chanté en anglais, enregistré à San Francisco dans le studio Mobius Music et destiné à être vendu sur la route. Deux ans plus tard il retourne avec le groupe à San Francisco pour enregistrer dans le studio "Alpha & Omega" un deuxième album (Mr Alligator - 50% français / 50% anglais) distribué par MSI. Entre temps il ouvre pour Paul Personne, Roy Rogers, Joe louis Walker, Jimmy Johnson, Bo Diddley, Wilson Picket, Alvin lee et Mick Taylor.

En 98, Rod a 28 ans et prépare avec Dixiefrog son troisième album, toujours enregistré à San Francisco (au Prairie Sun Studio). Les Shotgun blues qui y participent sont cette fois Tarik Saïd à la basse et Serge Migneret à la batterie. Tommy Castro, qui s’est invité en voisin, déclare (sur le livret intérieur) : "Rod & The Shotgun Blues are an excellent group of musicians who play with a great deal of heart and soul. Their dedication to this music is obvious. It was my pleasure to have been included on their record. It was a whole lot of fun !". Tommy est un connaisseur, c’est sûr.

L’année suivante, Rod croise le chemin de Boris Bergman et son nouvel album "Au bout d’ma ligne" est le fruit de la rencontre de notre bluesman avec l’un des auteurs incontournables de la génération. Dans ce nouvel opus Rod trouve sa maturité, les racines du blues sont toujours là mais les arrangements sont plus sophistiqués, la voix s’est affirmée et les textes de Boris donnent à l’album un ton plus rock et plus acéré.

Discographie
Les derniers messages du forum

Bravo | Pierre | 6 août 2005

Un vrai talent | 18 octobre 2004

bravo | roy nadine | 30 avril 2004