Bill Homans, de son vrai nom, est né en 1949 à Boston. Longtemps basé dans l’Oklahoma il vit maintenant dans le Delta du Mississippi à Clarksdale (lieu de naissance du blues).

Ce prolétaire que certains surnomment « le plus lettré de tous les bluesmen » est tout à la fois bardé de diplômes universitaires et un exégète shakespearien au QI exceptionnel (il a été membre de Mensa International). Il se décrit pourtant lui-même comme un journaliste musical dans la lignée du bluesman louisianais Robert Pete Williams.

Sa vie a été peu commune. Engagé volontaire, il en est revenu du Vietnam avec une saine horreur de la guerre et de la hiérarchie militaire et est devenu membre à vie de l’organisation Vietnam Veterans Against the War (Anciens combattants opposés à la guerre). Battu à mort un soir à Clarcksdale pour des raisons obscures et il lui en est resté des séquelles graves qu’il a su surmonter. Durant trois décennies il pratiquera la musique en amateur éclairé avant de recevoir en 2005 un W.C. Handy Award comme « meilleur débutant » alors qu’il a 56 ans ! Il est adulé tout à la fois par les aficionados du blues traditionnel et par une jeunesse intellectualisée à la recherche de propositions alternatives et modernes de la musique roots américaine.

Avec Golden Boy, enregistré au Canada avec une équipe totalement locale et produit par Scott Nolan, Il déclare son amour pour le pays avec une étonnante reprise de Barett’s Privateers, un chant de corsaire devenu l’hymne non-officiel canadien et nous parle des SDF (Mean Streets), de la période où il faisait le coup de poing contre des néo-nazis (WBCN), de JFK (Dark Genius) ou des laissés pour compte du rêve américain (Winners of Us All).

Discographie