Little Pink est né le 13 juillet 1954 à Spartenburg en Caroline du Nord. C’est là, que son père, un bluesman du nom de Pink Anderson l’a élevé son fils en veillant à lui transmettre le style et la technique qui avaient fait sa légende : le « blues du piedmont », un style de blues mélodique caractéristique de cette région du Vieux Sud, au pied des Appalaches. « Il m’aura fallu quarante ans pour comprendre à quel point il m’avait influencé, reconnaît-il ». Quand on l’écoute – déclarent les spécialistes – et même si il ne se contente pourtant pas de chanter le répertoire des autres on croit entendre son père et toute l’école des bluesmen de Caroline du Sud.

À l’époque de la jeunesse de Little Pink, en Caroline du Sud, beaucoup de jeunes de milieux défavorisés s’évadent dans l’alcool et la drogue, et Anderson ne fait pas exception à la règle. La musique, pour lui, est surtout un prétexte pour draguer et gagner un peu de fric facilement « mon père était le type même du hustler, quelqu’un qui vit d’expédients, sourit-il. Pour moi, la musique n’est rien d’autre et je peux vous dire que je suis le digne fils de mon père ».

En 1972, Little Pink touche le fond lorsqu’il est condamné pour attaque à main armée. Il restera en prison sept ans, un mois et un jour.

Après de longues années difficiles, en 2005, Little Pink est victime d’une attaque et c’est le début d’une longue spirale négative. Curieusement, alors qu’il lui arrive de ne plus reconnaître certains de ses proches, ses doigts continuent de trouver naturellement les accords sur le manche de la guitare.

Très vite, son état de santé décline. Little Pink perd plus de trente kilos. Il se réveille un matin à l’hôpital « les médecins m’ont appris que j’étais diabétique, ce qui expliquait bien des choses ».

Sa rencontre avec Tim Duffy et Music Maker lui permet de reprendre pied avec son vrai métier, la musique. Il recommence à se produire en scène et se remet à composer « quand j’écris mes propres chansons - déclare-t-il - je repense à tout ce que j’ai vécu, aux bons moments et aux mauvaises passes que j’ai pu traverser. Le tout est de raconter des histoires qui intéressent les gens et qui les touchent, pour pouvoir les interpréter avec feeling ».

Le public pourra s’en rendre compte bientôt car Little Pink Anderson devrait se produire dans l’hexagone en mai 2009 afin d’assurer la promotion de son nouvel album.

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