Deborah Coleman

Le fait que Deborah Coleman soit une " African-American female " à la fois guitariste, vocaliste et songwriter, suffit à la placer dans une catégorie à part, car elle est à peu près la seule dans cette situation dans le monde du blues.

Le magazine " Living Blues " lui a consacré deux pages et l’a décrite comme l’une des artistes de blues les plus prometteuses. Elle est très appréciée dans le circuit des clubs et des festivals de la côte Est où elle s’est établie une solide réputation pour ses prestations scéniques énergiques.

Elle est née à Portsmouth en Virginie et a été élevée dans une famille de militaires amoureux de la musique (pas nécessairement militaire !). Entourée d’un père pianiste, de deux frères guitaristes, et d’une sœur pianiste et guitariste, Deborah commence tout naturellement la guitare à 8 ans et subit sa première influence musicale avec les Monkees. Elle rêve déjà de devenir professionnelle, mais il lui faudra du temps avant d’atteindre son but.

À quinze ans, elle commence à monter sur scène avec plusieurs groupes de rock et de R & B. Au début elle tient la basse, mais passe vite à la lead guitar après avoir entendu Hendrix. Elle écoute à la radio Joe Cocker, James Brown et les Beatles et, son intérêt pour la guitare allant grandissant, les Creams et Led Zeppelin. En remontant la filière, comme beaucoup d’autres, elle découvre le blues (d’ailleurs " Toute la musique qu’on aime, elle vient de là ! ").

Dix ans plus tard Deborah convole en justes noces, interrompt sa carrière pour élever sa fille et travaille comme infirmière et comme électricienne avant de repiquer à la musique à plein-temps.

En 1985 elle participe à un groupe de rock exclusivement féminin nommé Moxxie qui fonctionne un temps et lui permet de développer son style. Quand le groupe se sépare en 88, Deborah vit sa première réelle expérience du blues en scène comme membre d’un trio de R & B (The Misbehavin‚). Après 18 mois de tournées intensives avec le groupe, Deborah prend une année sabbatique et va écouter tous les artistes de blues qu’elle peut croiser sur sa route afin de s’imprégner complètement de la musique qu’elle a définitivement choisie.

Les influences essentielles qu’elle se reconnaît aujourd’hui sont Jimi Hendrix, The Isley Brothers, Buddy Guy et particulièrement Larry Carlton. Elle apprécie également Sonny Rhodes, Albert Collins et Magic Sam.

Coleman obtient enfin ce qu’elle cherchait depuis longtemps en 93. Elle recrute quelques musiciens, répète quelques jours et se présente au " National Amateur Talent Search " du festival de blues de Charleston. Elle met la foule et le jury dans sa poche avec un concert historique. Elle remporte le premier prix, monte son propre groupe et débute définitivement sa carrière solo.

Le premier prix du Charleston blues festival fait bénéficier Deborah de quelques jours gratuits en studio et elle enregistre une demo qui lui permet d’obtenir un premier contrat d’enregistrement avec New Moon Records, un label de Caroline du Nord. Son premier album (dont elle signe 7 des titres), " Takin’ A Stand ", est commercialisé en 94 et évolue entre Chicago Blues et funk.

Depuis elle a partagé la scène avec des artistes comme Delbert McClinton, Kenny Neal ou Lonnie Brooks. Depuis, notamment à la suite de sa signature avec le label américain Blind Pig, sa carrière s’accélère et sa notoriété grandit dans le monde du blues. Elle est reconnue comme une guitariste de premier plan et est nominée au titre de " Best Contemporary Female Blues Artist " aux W.C. Handy Awards.

Discographie
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