Tino Gonzales

Le chicano de Chicago revient à un blues/rock groovy, agressif et punchy. "Nuke the world" (atomise la planète !) est un album résolument engagé contre les prises de positions officielles du gouvernement américain. Le chicano de Chicago utilise ses textes comme une tribune libre et sa guitare comme un low kick. Malgré deux instrumentaux chaloupés et latinos le ton général est énervé et Tino, citoyen du monde, dans sa musique comme dans ses opinions colle de près à l¹actualité. Il s’est, pour cet album, entouré de Kenny Martin aux drums (Defunkt, Jaco Pastorius), Darryl Taylor à la basse (Kenny Burrell, Archie Bell) et de Nico Wayne Toussaint à l’harmonica.

Tino Gonzales est né en 1951 à Chicago (la ville du blues par excellence) et a grandi, bercé par la musique noire. C’est ainsi que le blues, le R & B, le jazz et la soul constituent les fondements de sa culture musicale. Rapidement, il accompagne de grands noms du Jazz et du Blues avant de démarrer une carrière solo en 1985.

Tino Gonzales est au blues ce que Carlos Santana est au rock. Bien qu’élevé dans le "south side" de Chicago, c’est à New york que ce chicano atypique a concocté son cocktail explosif de blues/rock, de funk, de jazz et de rythmes latins. Mexicain d’origine, un sang latin coule dans ses veines. Sa musique en est un parfait reflet et son style est quasi unique dans le paysage bluesien actuel. Fluidité et virtuosité sont les mots qui viennent à l’esprit quand Tino laisse son âme et ses doigts parcourir, aériens, le manche de sa guitare. Blues, jazz, soul, musique latine, il est à l¹aise dans des registres très variés.

Tombé amoureux de la vielle Europe, Tino Gonzales (marié à une allemande et établi dans le pays Cathare) exprime dans ses textes les plus grandes réserves quant au comportement présent de l¹Amérique tant à l’intérieur qu’à l¹extérieur de ses frontières : "la loi de l¹avidité des firmes multinationales et le développement de la violence, voilà le véritable poison des États-Unis qui commence d¹ailleurs à infester l’Europe et même au-delà ! Mes chansons sont une façon pour moi d¹exprimer mes points de vue sur ce qui s’est passé dans le monde et sur ce qui se passe maintenant."

Depuis plusieurs années, Tino Gonzales sillonne la France, la Belgique, la Hollande, le Luxembourg, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et même la Slovénie. Il s’imprègne peu à peu de la culture du vieux continent (et de ses anciennes colonies) et son blues latino s¹enrichit d¹influences tziganes ou africaines (cf. l¹album "A world of blues", dans lequel l¹accordéon gitan voisine avec la kora africaine). Tino intitule son cocktail musical "Latin Jazz/ Blues fusion".

Pour Tino Gonzales, le respect des hommes de toutes origines et de la planète terre est un thème de réflexion et d¹écriture. Il chante le blues des Indiens d¹Amérique, celui des promesses trahies, le blues du mensonge et de la violence, et critique régulièrement et violemment le comportement américain dans le monde. Le titre de ce nouvel album annonce clairement la couleur.

Discographie
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