Ken McMahan

Le phénomène musical des années 70 connu sous le nom de Rock Sudiste ne s’est jamais éteint. A travers le monde, les fans écoutent plus que jamais "Freebird" sur des tourne-disques cabossés, recherchent frénétiquement le moindre album de rock sudiste paru sur CD ou créent des sites web avec des interviews, des photos et des extraits de leurs morceaux favoris. La première génération de péquenauds défricheurs à la voix éraillée a mélangé sans contrainte des portions de nasillements countrifiés avec des racines rock et de Delta Blues, délivrant cette nouvelle alchimie à l¹aide de guitares électriques puissament amplifiées, ce qui leur permit de séduire rapidement un large public international. C’était là pour le Sud la première marque d’une quelconque gloire depuis la Guerre de Sécession, et les rockers ayant ainsi attiré l’attention sur eux n’étaient pas prêts à lâcher facilement le morceau.

Au milieu d’une décennie (les années 80) pleines de new wave, de punk rock, de rock alternatif et de heavy metal, des groupes tels que les Georgia Satellites, Jason & The Scorchers ou Steve Earle & The Dukes se mirent d¹eux-mêmes en marge des grands courants. On leur disait que leurs cheveux étaient trop longs, leur musique trop vieille, leurs accents trop country et qu’ils ignoraient les nouveaux courants musicaux que tout le monde suivait. Ils préféraient pour leur part écouter les murmures des fantômes du rock Sudiste et jouer fort et longtemps, jusqu’à ce que cela sonne parfaitement et qu¹ils se sentent bien. Les fans étaient eux aussi à l¹écoute, n¹abandonnant jamais l¹espoir que le Sud relèverait de nouveau la tête musicalement.

Partie prenante de la vigoureuse scène de rock alternatif de Nashville du milieu des années 80 qui comprenait également des artistes tels que les Scorchers et Steve Earle, les Dusters (le groupe de Ken McMahan) écumèrent le pays durant deux années, surprenant les différents publics qu’ils croisaient avec leur mélange pour le moins dynamique de rock et de blues électrique. Le trio tourna sans relâche, delivrant sur scène une musique puissante. En moins de temps qu¹il n¹en faut pour le dire, le groupe enregistra deux albums solides (respectivement "This Ain’t No Juxebox" et "Unlisted Number"), McMahan gagnant au passage une réputation amplement méritée de guitariste de premier plan.

En 1994, McMahan est réapparu sous son propre nom par l¹intermédiaire de l¹album éponyme "Ken McMahan & Slumpy Boy", intitulé de la sorte d¹après le nom d¹un groupe éphémère au sein duquel officiaient McMahan mais aussi Dan Baird, l’ancien leader des Georgia Satellites. Ce premier album très apprécié du Slumpy Boy mettait en avant une bande hétéroclite de talents, parmi lesquels ceux de Baird à la production, mais aussi Kelley Looney, le collaborateur de Steve Earle et Jeffrey Perkins, l¹ancien batteur des Dusters. Deux ans plus tard, pour l¹album "That’s Your Reality", McMahan avait indéniablement gagné en maturité, que ce soit au niveau de l’écriture musicale ou des prestations scéniques. Ce deuxième album obtint des critiques élogieuses de la part de la presse et un soutien inconditionnel du public des deux côtés de l¹Atlantique.

Discographie
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