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Coco















Coco Montoya est né en 1951 à Santa Monica en Californie. Il fut élevé par ses parents qui appartenaient à la classe ouvrière dans la partie occidentale de Los Angeles et très vite, il montra un grand intérêt pour la musique. Bien qu’il aimait grattouiller à l’occasion sur une guitare, le principal instrument de Montoya durant sa jeunesse était la batterie, dont il jouait au sein de groupes de rock. "Et puis, je suis allé voir un jour un concert de Creedence Clearwater Revival et Iron Butterfly. Entre ces deux groupes, un certain Albert King se produisait, un type dont je n’avais jamais entendu parler. Mec, quand il a joué, cela a tout changé. Cela a révolutionné toute ma vie, me montrant ce qu’était vraiment la musique mais aussi le fait de jouer de la guitare".

Un autre tournant dans la vie de Coco Montoya intervint en 1972 alors qu’il jouait de la batterie dans un bar de Culver City. C’est là qu’il rencontra Albert Collins. "Quelques mois plus tard, il m’appela, me demandant si je voulais partir en tournée avec lui pour quelques semaines. Bien évidemment, j’ai tout de suite répondu par l’affirmative, et ce même si j’étais terrorisé par la chose. Je lui ai alors demandé des détails sur la tournée, pensant que nous aurions du temps pour répéter. Il m’a alors répondu qu’il passerait me prendre trois heures plus tard ! J’étais complètement effrayé car je n’avais jamais joué de blues jusqu’alors. Un peu plus tard, Albert m’a demandé si je souhaitais apprendre à jouer le blues, car si c’était le cas, il me l’apprendrait. Finalement, je suis resté avec lui cinq ans et il a été comme un père pour moi".

Puis, en 1980, je jouais de la guitare dans un club et soudain John Mayall est entré afin de fêter son anniversaire. Je lui ai dédié une version vraiment vulgaire de "All Your Love". Peu après, John m’a appelé, me demandant si je voulais intégrer la nouvelle mouture des Bluesbreakers. J’ai bien évidemment accepté et finalement je suis resté dix ans avec lui. Grâce à cela, mon jeu de guitare a progressé très rapidement, tout simplement à cause de la pression créé par le fait d’être dans ce groupe au sein duquel mes prédécesseurs avaient eu pour noms Eric Clapton, Peter Green ou Mick Taylor".

Durant près de dix ans au sein des Bluesbreakers, Coco tourna à travers le monde. Cette période très importante lui permit de participer à de nombreux enregistrements de Mayall comme "Behind The Iron Curtain", "The Power Of The Blues", "Chicago Line", "A Sense Of Place" et "Wake Up Call". Coco a également joué en qualité d’invité-vedette sur "Collins Mix", l’album d’Albert Collins paru en 1993. C’est Albert Collins qui poussa Coco à quitter les Bluesbreakers afin de s’embarquer dans une carrière solo. Coco Montoya prit donc son envol solitaire en 1993, établissant tout de suite une réputation comme étant l’un des performeurs scéniques les plus excitants du circuit. "Gotta Mind To Travel", le premier enregistrement de Coco Montoya sorti sur le label Blind Pig en 1995, offrait un voyage à travers un répertoire de blues et de rhythm ’n’ blues au sein duquel se détachait la voix passionnée de Coco et son jeu de guitare intense. L’album était également rehaussé par la présence de quelques vedettes parmi lesquelles ses mentors Albert Collins et John Mayall, ainsi qu’Al Kooper, Richie Hayward du groupe Little Feat et Debbie Davis, sa camarade de l’écurie Blind Pig.

"Gotta Mind To Travel" connut un succès immédiat à la radio, devenant même un solide numéro 1 des hits parades de certaines stations de nombreuses semaines. Au début de l’année 1996, Coco Montoya fut nominé pour quatre W.C. Handy Awards, dans la catégorie Meilleur album contemporain de l’année, Meilleur artiste contemporain masculin de l’année, Meilleur nouvel artiste blues de l’année et Meilleur instrumentiste/guitariste.








coco montoya | sas | 29 avril 2005

SUPER | houasse | 11 février 2005
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